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Historique
On a découvert l'Anna Bianca voici maintenant longtemps, juste au début
des années quatre-vingt. Un vieux plaisancier allemand, parla pour la
première fois de l'existence d'un bateau à l'intérieur de la Cala
Ischiaiola, juste au sud de la pointe Pennello, pas loin de l'épave bien
connue de Nasim II, qui, à cette époque, avait coulé depuis seulement
quatre ou cinq ans. Sa description des lieux et des circonstances du
naufrage paraissaient peu crédible et sentait le faux autant que lui
sentait la bière...D'après son récit, le bateau aurait explosé au cours
d'une tranquille nuit d'hiver, sans faire de victimes parmi les membres
d'équipage. Après le naufrage, racontait le plaisancier, une grande
quantité de poudre blanche remonta à la surface. De la drogue, pensèrent
quelques témoins du naufrage et affirmait que l'épave reposait par une
vingtaine de mètres de profondeur. Mais un réel témoin confirma le fait,
que cela était arrivé de nuit au début des années soixante-dix. Le navire
avait heurté les rochers de l'île alors que la mer était forte. L'équipage
avait réussi à se mettre à l'abri, et le cargo était resté quelques heures
à la merci des vagues avant de couler. Ou ? Juste en face d'une grande
grotte ouverte dans la roche laissant apparaître l'épave d'un cargo. |


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La plongée
Après quelques mètres de descente, nous découvrons soudain l'Anna Bianca.
Ou plutôt la partie arrière du bâtiment. Celui-ci repose sur le sable
couché sur tribord, le pont tourné vers l''île. Sur la quille dépassent
les arbres des deux hélices qui, elles ont été enlevées.. Sur le fond, la
profondeur exacte est de 40 mètres, tandis que la partie la plus haute de
l'épave se situe autour des 30 mètres. Les supports des chaloupes de
sauvetage se sont écroulés voici quelques temps, et c'est vraiment
dommage, car ils étaient entièrement recouvertes de tuniciers
transparents. En nous approchant de la poupe, nous découvrirons une
vieille amarre qui sort d'une écoutille, habillée par un grand spirographe
blanc. Un peu plus loin, deux ouvertures donnent accès aux compartiments
des machines, trop étroits et encombrés de débris pour qu'il soit prudent
d'y pénétrer. Avec une torche, il est possible d'y voir plusieurs congres
et murènes. Toujours plus loin se présente un grand amas de tôles
informes, puis un assemblage métallique posé sur le fond. Il s'agit
probablement du carré, comme le laissent penser les restes des pieds d'une
table fixés sur un plancher. Par une petite porte, on accède à une salle
de bains, où les toilettes et le lavabo sont encore en place. Jetez un
coup d'oeil dans la cuvette : une murène y habite et, si elle n'est pas
sortie pour chasser, vous la trouverez glissée dans son étrange demeure.
En palmant plus loin, nous suivons une rangée de tôles informes jusqu'à
atteindre la proue du navire qui gît sur le sable, détachée du reste de la
coque. Ici, la profondeur dépasse 50 mètres et il n'y a rien d'autre à
voir, mis à part le vieux cabestan du navire. |