L'ANNA BIANCA
 


 


La poupe
 

Fiche technique

Type d’épave : navire marchand
Nationalité : grecque
Année de construction : inconnue
Jauge : inconnue
Date du naufrage : début des années 1970
Cause du naufrage : inconnue
Localisation : près de la Cala Ischiaiola à 150 m du rivage

Profondeur minimale : 32 m
Profondeur maximale : 52 m

 


Informations plongée

Difficulté de localisation : moyenne
Visibilité : habituellement très bonne
Courant : nul
Difficulté de plongée : moyenne
Lignes ou filets : néant
Intérêt historique : minime
Intérêt photographique : grand
Intérêt biologique : modéré

Historique
On a découvert l'Anna Bianca voici maintenant longtemps, juste au début des années quatre-vingt. Un vieux plaisancier allemand, parla pour la première fois de l'existence d'un bateau à l'intérieur de la Cala Ischiaiola, juste au sud de la pointe Pennello, pas loin de l'épave bien connue de Nasim II, qui, à cette époque, avait coulé depuis seulement quatre ou cinq ans. Sa description des lieux et des circonstances du naufrage paraissaient peu crédible et sentait le faux autant que lui sentait la bière...D'après son récit, le bateau aurait explosé au cours d'une tranquille nuit d'hiver, sans faire de victimes parmi les membres d'équipage. Après le naufrage, racontait le plaisancier, une grande quantité de poudre blanche remonta à la surface. De la drogue, pensèrent quelques témoins du naufrage et affirmait que l'épave reposait par une vingtaine de mètres de profondeur. Mais un réel témoin confirma le fait, que cela était arrivé de nuit au début des années soixante-dix. Le navire avait heurté les rochers de l'île alors que la mer était forte. L'équipage avait réussi à se mettre à l'abri, et le cargo était resté quelques heures à la merci des vagues avant de couler. Ou ? Juste en face d'une grande grotte ouverte dans la roche laissant apparaître l'épave d'un cargo.

La cheminée et l'avant de la poupe











Une écoutille et quelques amarres

 



 


Un des nombreux spirographes qui se développent sur les tôles
 

La plongée
Après quelques mètres de descente, nous découvrons soudain l'Anna Bianca. Ou plutôt la partie arrière du bâtiment. Celui-ci repose sur le sable couché sur tribord, le pont tourné vers l''île. Sur la quille dépassent les arbres des deux hélices qui, elles ont été enlevées.. Sur le fond, la profondeur exacte est de 40 mètres, tandis que la partie la plus haute de l'épave se situe autour des 30 mètres. Les supports des chaloupes de sauvetage se sont écroulés voici quelques temps, et c'est vraiment dommage, car ils étaient entièrement recouvertes de tuniciers transparents. En nous approchant de la poupe, nous découvrirons une vieille amarre qui sort d'une écoutille, habillée par un grand spirographe blanc. Un peu plus loin, deux ouvertures donnent accès aux compartiments des machines, trop étroits et encombrés de débris pour qu'il soit prudent d'y pénétrer. Avec une torche, il est possible d'y voir plusieurs congres et murènes. Toujours plus loin se présente un grand amas de tôles informes, puis un assemblage métallique posé sur le fond. Il s'agit probablement du carré, comme le laissent penser les restes des pieds d'une table fixés sur un plancher. Par une petite porte, on accède à une salle de bains, où les toilettes et le lavabo sont encore en place. Jetez un coup d'oeil dans la cuvette : une murène y habite et, si elle n'est pas sortie pour chasser, vous la trouverez glissée dans son étrange demeure. En palmant plus loin, nous suivons une rangée de tôles informes jusqu'à atteindre la proue du navire qui gît sur le sable, détachée du reste de la coque. Ici, la profondeur dépasse 50 mètres et il n'y a rien d'autre à voir, mis à part le vieux cabestan du navire.

 

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