L'ASTREE
 










L'Astrée avant le naufrage
 

Fiche technique

Type d’épave : cargo charbonnier
Année de construction : 1921
Jauge : 3 500 tonneaux
Date du naufrage : 1er mai 1944
Cause du naufrage : torpillage
Localisation : au Nord du Cap Béar, près de Port-Vendres


Profondeur minimale : 40 m
Profondeur maximale : 46 m
 

Historique
L’Astrée était un navire charbonnier anglais, construit en 1921 à Blyth. Sous le nom de Bellbro, il appartenait à la Halifax Shipping Corporation, basée à Hull. En 1939, le navire dépendra de la société Maritime Nationale, et sera affecté au transport de marchandises pondéreuses (charbon, minerai, phosphates, acier) vers les ports d’Afrique du Nord. A bord, 26 hommes d’équipage, dont deux mitrailleurs chargés d’assurer la protection du navire contre les avions ennemis. Leur armements est maigre : une mitrailleuse Hotchkiss, un fusil et un revolver. En décembre 1942, L’Astrée est réquisitionnée par les Allemands, puis navigue sous pavillon italien, rebaptisé Siena (ou Elena selon les sources). Il est affecté au trafic avec la Tunise. Le 1er mai 1944, L’Astrée, revenant d’Egypte, est torpillé à proximité de Port-Vendres par le sous-marin anglais HMS Untiring.
 




Le château

 


Une rascasse











Petite visite aux toilettes et dans la salle de bains


Le château

La Plongée
Près de Port-Vendres gît l’Astrée, un vieux vapeur qui sommeille depuis plus de cinquante ans dans les eaux poissonneuses de la Côte Vermeille. L’Astrée repose en deux tronçons, entre 40 et 46 mètres, au Nord du cap Béar. Un câble partant d’une bouée de surface est solidement arrimé au bastingage du château. En cas de fort courant de Nord (assez fréquent ici), mieux vaut revenir à ce mouillage si l’on ne veut pas dériver pendant la palier. Le château est le point de départ de la visite. La coursive de tribord donne sur la cuisine. Avec un fourneau concrétionné. Des autres pièces, dont les plafonds ont disparu on ne reconnaît que les toilettes, sur bâbord. Plus loin, une salle jonchée de débris et de filets, ouverte à tous les courants, annonce la cassure. Dessous, la salle à manger, visible à travers des hublots. Entre des colonnes émergeant de la vase, quelques bouteilles et des restes de tables. Jouxtant la salle à manger, la salle de bain du Capitaine : une baignoire, un lavabo et un miroir en témoignent. Un bout qui part du château permet d’atteindre la proue et ses ancres. Attention, juste avant l’étrave, quelques obus sommeillent encore. Ne les réveillez pas…Sur l’arrière, côté poupe, un deck encombré de câbles surplombe l’hélice et le safran. Plus loin, la salle des machines. Les plongeurs « tech » peuvent s’y aventurer, guidés par une passerelle orientée vers l’avant. Sans la quitter, on accède à la base de la cheminée. Il suffit de se glisser sous une rambarde à droite et de remonter légèrement pour retrouver « l’eau libre », à côté de la cuisine.

 

EPAVES MEDITERRANEE

EPAVES MONTPELLIER