LE B 17 DE CALVI
 




Le B-17 appelé aussi la Forteresse volante
 

Fiche technique

Type d’épave : bombardier
Nationalité : américaine
Année de construction : inconnue
Envergure : 31,62 m
Longueur totale : 22,66 m
Date du naufrage : 14 février 1944
Cause du naufrage : endommagé par la chasse ennemie
Localisation : face à la citadelle de Calvi

Profondeur minimale : 23 m
Profondeur maximale : 27 m


Informations plongée

Difficulté de localisation : moyenne
Visibilité : bonne
Courant : rare
Difficulté de plongée : faible
Lignes ou filets : néant
Intérêt historique : grand
Intérêt photographique : grand
Intérêt biologique : faible
 

Historique
Le B17 fut probablement le bombardier le plus célèbre et le plus glamour de la seconde guerre mondiale. Cet appareil américain commença sa carrière militaire en 1941 et fut utilisé sur pratiquement tous les théâtres d'opérations. Son surnom de forteresse volante provient de son armement défensif (13 mitrailleuses). En 1944, après le débarquement en Italie, quelques escadrilles américaines sont basées dans le Sud du pays. Le 14 février, le B17 G "Baron" attaque la gare de Vérone avec son escadrille, le 97e groupe de bombardement. Des chasseurs allemands le prennent dans leur collimateur, et endommagent l'appareil, tuant la radio et deux mitrailleurs. Le pilote, Franck Chaplick, réalise que son appareil est incapable de rentrer à la base, et prend la direction de l'aéroport de Calvi. La piste est trop courte, et après une tentative infructueuse, il décide d'amerrir. Il cabre l'appareil juste avant de toucher la mer, et l'empennage se brise. L'avion reste en surface assez longtemps pour permettre aux survivants d'être évacués par l'Air Sea Rescue britannique.

La cabine de pilotage

Les hélices du moteur droit sont toujours présentes
 

Le poste de pilotage vu du dessus








Le cockpit est pratiquement intact

L'intérieur de la cabine de pilotage

La plongée
L'avion repose au Nord des remparts de la citadelle de Calvi, sur un joli fond de posidonies, par 28 mètres de profondeur. Une vraie plongée récréative et originale car, sous l'eau, les avions ne courent pas les rues. Respectez ce vétéran et surtout, n'essayez pas de lui arracher des souvenirs. La mise à l'eau et facile, vous suivez la citadelle en palmant en surface près de la roche. Dix minutes de palmage et vous arrivez au pied d'un petit phare vert. Là, vérification du matériel et immersion immédiate, cap au Nord. Vous allez rencontrez dès les premiers mètres des débris d'alu. Au pied du tombant, à -20 mètres, se trouve une petite zone sableuse. Continuez la descente et franchissez un éboulis de grosses pierres. Vous commencez à distinguer la silhouette de la forteresse volante, pointée vers vous. Le nez vitré du bombardier a totalement disparu. Dans le poste de pilotage subsistent les deux sièges, avec leur blindage et les commandes des gaz. La tourelle dorsale a disparu, amis la crémaillère qui l'entraînant existe encore. Le fuselage s'arrête net après les ailes et, par l'ouverture béante, on peut observer la soute, avec les montants qui supportaient les bombes. Les ailes sont pratiquement intactes, mais des abrutis ont scié la plupart des pales d'hélices. L'un des moteurs s'est affaissé, et l'on peut observer les cylindres. En s'éloignant de l'épave, on rencontre un train d'atterrissage et quelques débris sans intérêt.

 

  La tourelle dorsale, dont une roue crantée assurait la rotation   La tourelle de mitrailleuse dorsale   L'intérieur du B 17

 

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