LA DRÔME
 



 

Fiche technique

Type d’épave : navire en acier mixte (voile et vapeur)
Nationalité : française
Année de construction : 1887

Longueur : 69 mètres

Largeur : 10 mètres
Jauge : 2 172 tonneaux
Date du naufrage : 23 janvier 1918
Cause du naufrage : explosion
Localisation : dans la baie de Marseille

Profondeur minimale : 45 m
Profondeur maximale : 52 m

 

Historique
La Drôme est un navire en acier mixte, à voile et vapeur, typique de la fin du XIXe siècle, lorsque la Marine maintenait encore des gréements sur ses bâtiment. Construit aux Chantiers de la Loire selon les plans de l’ingénieur Claparède, lancé le 10 mars 1887 à Saint-Nazaire, la Drôme rejoint Brest pour achever son armement et faire des essais à la mer. Long de 69 mètres pour 10 mètres large, il déplace 2 172 tonneaux. Il navigue à 11 nœuds grâce à sa machine alternative de 1 100 CV et une hélice en bronze quadripale aujourd’hui disparue. Le mât de misaine est gréé carré, alors que les 2 autres mâts sont grées en goélette. Sous voiles, sans machines, il file 5,6 nœuds aux allures portantes. Il naviguera longtemps au service du littoral comme transport-aviso, non sans embrouilles, car il aborde et coule en août 1893 le vapeur Octeville, et s’offre la goélette Alina en mai 1894. Plus tard, il participera à l’expédition des Dardanelles. En 1917, son armement est composé d’un canon de 65 mm sur l’avant et d’un canon de 75 mm sur l’arrière. Le 23 janvier 1918, il arrive tranquillement en vue de Marseille, chargé de fûts de pétrole. A 5h48, alors qu’il vient de s’engager dans le chenal de sécurité, une énorme déflagration retentit sur bâbord. La Drôme vient de sauter sur une mine. Elle s’embrase et coule en moins de 30 secondes. Le sous-marin mouilleur de mines allemand UC67 n’a pas travaillé pour rien. Le contre-torpilleur d’Iberville, qui suivait la Drôme depuis Toulon, envoie 2 baleinières pour procéder au sauvetage. Après 2 vaines tentatives de renflouement en 1919, l’épave sera plus tard utilisée pour l’entraînement des scaphandriers.
 

La proue












La poupe

La passerelle










Le mât artimon

La plongée
La visibilité y est très variable, et il faut prévoir au moins 2 plongées pour en faire le tour tranquillement. L’épave est coupée en deux parties distantes d’une dizaine de mètres, et repose droit sur sa quille. Du fond vaseux, elle s’élève de 7 mètres, plutôt bien conservée malgré ses 113 ans. Commencez plutôt par la cale avant, en l’évitant car elle ne présente que peu d’intérêt. Palmez vers la proue, passez sur le treuil et rejoignez le superbe canon de l’avant, qui pointe sur tribord. Ensuite, faites-vous plaisir. Descendez le long de la proue, prenez un peu de recul et savourez tranquillement le spectacle. Longez le flanc exposé aux rayons du soleil. Et écartez-vous de l’épave d’une dizaine de mètres. Profitez du coup d’œil; ce n’est pas tous les jours qu’elle se laisse ainsi dévoiler. Vous traverserez une nuée d’anthias que vous n’aviez pas vus à la descente.

 

EPAVES MEDITERRANEE

EPAVES MARSEILLE