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Historique
La Drôme est un navire en acier mixte, à voile et
vapeur, typique de la fin du XIXe siècle, lorsque la Marine maintenait
encore des gréements sur ses bâtiment. Construit aux Chantiers de la Loire
selon les plans de l’ingénieur Claparède, lancé le 10 mars 1887 à
Saint-Nazaire, la Drôme rejoint Brest pour achever son armement et faire
des essais à la mer. Long de 69 mètres pour 10 mètres large, il déplace 2
172 tonneaux. Il navigue à 11 nœuds grâce à sa machine alternative de 1
100 CV et une hélice en bronze quadripale aujourd’hui disparue. Le mât de
misaine est gréé carré, alors que les 2 autres mâts sont grées en
goélette. Sous voiles, sans machines, il file 5,6 nœuds aux allures
portantes. Il naviguera longtemps au service du littoral comme
transport-aviso, non sans embrouilles, car il aborde et coule en août 1893
le vapeur Octeville, et s’offre la goélette Alina en mai 1894. Plus tard,
il participera à l’expédition des Dardanelles. En 1917, son armement est
composé d’un canon de 65 mm sur l’avant et d’un canon de 75 mm sur
l’arrière. Le 23 janvier 1918, il arrive tranquillement en vue de
Marseille, chargé de fûts de pétrole. A 5h48, alors qu’il vient de
s’engager dans le chenal de sécurité, une énorme déflagration retentit sur
bâbord. La Drôme vient de sauter sur une mine. Elle s’embrase et coule en
moins de 30 secondes. Le sous-marin mouilleur de mines allemand UC67 n’a
pas travaillé pour rien. Le contre-torpilleur d’Iberville, qui suivait la
Drôme depuis Toulon, envoie 2 baleinières pour procéder au sauvetage.
Après 2 vaines tentatives de renflouement en 1919, l’épave sera plus tard
utilisée pour l’entraînement des scaphandriers.
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La plongée
La visibilité y
est très variable, et il faut prévoir au moins 2 plongées pour en faire le
tour tranquillement. L’épave est coupée en deux parties distantes d’une
dizaine de mètres, et repose droit sur sa quille. Du fond vaseux, elle
s’élève de 7 mètres, plutôt bien conservée malgré ses 113 ans. Commencez
plutôt par la cale avant, en l’évitant car elle ne présente que peu
d’intérêt. Palmez vers la proue, passez sur le treuil et rejoignez le
superbe canon de l’avant, qui pointe sur tribord. Ensuite, faites-vous plaisir. Descendez le long de
la proue, prenez un peu de recul et savourez tranquillement le spectacle.
Longez le flanc exposé aux rayons du soleil. Et écartez-vous de l’épave
d’une dizaine de mètres. Profitez du coup d’œil; ce n’est pas tous les
jours qu’elle se laisse ainsi dévoiler. Vous traverserez une nuée d’anthias
que vous n’aviez pas vus à la descente. |