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Historique
Construit en 1888 à South Shied, pour la compagnie
Hetherington, le Ferrando était somme toute assez récent lorsqu’il se
trouva en face de l’escadre française. Le 26 juillet 1893, en provenance
de Shied, à destination de Gênes, avec, à son bord, vingt-cinq hommes
d’équipage et deux passagers, le Ferrando serra la côte car un petit
mistral lève les vagues au large. Empruntant la petite passe, il croise la
route des navires de Toulon, en provenance d’Ajaccio. Ceux-ci vont
tellement vite, et leur formation est si serrée, qu’ils ne peuvent éviter
la collision. Si le Ferrando évite de justesse le Cosmao, il ne peut
éviter le Cécille, ou Amiral Cécille, qui l’éperonne à l’avant de son
flanc tribord. 5'790 contre 1'333 tonneaux, le Cécille envoie rapidement
par le fond de Ferrando,. Il n’y a pas de victimes, car les embarcations
du Faucon et du Wattignies recueillent les naufragés. Le Ferrando fera
plus tard parler de lui : Cousteau, dans le Monde du Silence, et Tailliez,
dans Plongées sans câbles rappellent qu’ils lui ont consacré plusieurs
séquences de leur film Epaves.
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La plongée
Bien heureux qui s’y retrouve ! L’épave est grande,
étalée sur une surface de 20 mètres sur 80 mètres, mais éclatée, informe.
La poupe peut s’identifier par la présence du gouvernail, sans hélice,
mais l’étrave a disparu. Les superstructures semblent s’être déversées sur
tribord, sans ordre apparent, et on ne peut pénétrer bien loin, tant les
cloisons sont enchevêtrées. Le chargement de charbon, par contre, est
facilement reconnaissable, vaste, dispersé : du bon anthracite anglais de
premier choix. Il est impossible de retrouver les ancres. Les treuils ont
disparu, probablement enfouis sous les tôles. Le pont n’existe plus, pas
plus que les barrots. Par contre, les membrures ont gardé leur courbure
originelle. Le tout sur un fond plat de sable couvert d’algues
filamenteuses, avec de nombreux obus en fer et des fragments de ferrailles
disséminés.
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