LE LAGOUBRAN
 



 

Fiche technique

Type d’épave : remorqueur
Nationalité : française
Année de construction : 1886
Jauge : 104 tonneaux
Date du naufrage : 6 mars 1919
Cause du naufrage : explosion
Localisation : au centre de la rade sud de Marseille à peu près à égale distance de Maïre, de Planier et du cap Caveaux

Profondeur minimale : 55 m
Profondeur maximale : 67 m

 

Historique
Le 28 février 1888, la Commission d’Essai concluait à la bonne marche d’un remorqueur à roues construit deux ans auparavant selon les plans de M. Gauthier. Livré à Toulon, le Lagoubran, comme ses semblables tel le Mourillon, passa plus de trente années à remorquer cuirassés ou torpilleurs, à déplacer des corps morts, à traîner des chalands. En 1909, même, il participa au transfert de l’énorme « île aux torpilles », bâtiment en béton construit en cale sèche, remorqué près du cap de Brégançon, et coulé par petit fond pour servir de support à une base de lancement de torpilles. Il est à Toulon lorsque le cuirassé Liberté saute. La grande guerre se passe sans encombre pour le petit navire. Il n’en est pas de même pour beaucoup de gros bâtiments, victimes des mines et des U-Boot allemands. Quand le conflit se termine, le Lagoubran est utilisé comme dragueur de mines, et c’est au cours d’une mission en rade de Marseille, le 6 mars 1919, qu’il explose de l’avant. Sur trente membres d’équipage, il y a douze victimes, dont huit morts. Les rescapés sont recueillis par le dragueur Pioche. Le bateau coule immédiatement.
 

 

La plongée
Le bâtiment repose bien droit sur la quille, tout entouré de filets, de cordes et de câbles divers, plus ou moins tendus par des flotteurs de chaluts. Comme il s’agit d’un bateau à roues, on a du mal à différencier avant et arrière, étrave et étambot. Il semble que la poupe soit intacte, et la proue a éclaté sous l’impact d’une mine. La structure du navire est bien conservée, le pont subsiste, ainsi qu’une cabine au-dessus de la chaudière. Les roues à aubes, à dix rayons, si elles ont perdu leurs palettes, ont conservé les immenses coffres ou cages qui les protégeaient. Dans ces énormes carénages, les congres grouillent très vieux, très nombreux, très gros ! Au-dessus des roues, une petite plate-forme carrée, vestige d’une longue passerelle qui reliait bâbord et tribord dans les superstructures. La cheminée s’est décrochée, et on n’observe aucun mât en place.
 

 

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