LE LIBAN
 


Fiche technique

Type d’épave : paquebot
Nationalité : française
Année de construction : 1882
Jauge : 2 308 tonneaux
Date du naufrage : 7 juin 1903
Cause du naufrage : collision avec le vapeur Insulaire
Localisation : devant les rochers des Farillons à environ 20 mètres du rivage
 

Profondeur minimale : 30 m
Profondeur maximale : 36 m

Informations plongée
Difficulté de localisation : faible
Visibilité : assez bonne
Courant : nul
Difficulté de plongée : faible
Lignes ou filets : aucun
Intérêt historique : élevé
Intérêt photographique : élevé
Intérêt biologique : élevé

 

Historique
Le 7 juin 1903, la mer est calme et le paquebot part tranquillement vers la Corse avec 148 passagers et 41 hommes d'équipage à son bord. Soudain, il se retrouve nez à nez avec l'Insulaire, un paquebot de la même compagnie, en doublant l'île Tiboulen. A la suite d'une stupide et grossière erreur de manoeuvre, les deux navires entrent en collision. L'Insulaire, faisant eau, "s'enfuit" vers Marseille.... Le Liban lui, est très sérieusement endommagé. Touché à tribord au niveau du mât de misaine, il va couler en vingt minutes au pied des Farillons. Malgré l'arrivée rapide des secours, le bateau entraîne vers le fond près d'une centaine de victimes. La plupart d'entre elles, massées sur le pont-arrière, trouveront une mort tragique, emprisonnées sous de grandes bâches tendues pour les protéger du soleil. L'Insulaire sera longtemps regardé de travers.




 




Les cabines se sont en grande partie conservées

L'exploration de l'intérieur de l'épave est réservée aux plongeurs confirmés       La proue

Un volant de manoeuvre dans la salle des machines

La plongée
L'épave qui "fêtera" en 2003 ses 100 ans d'immersion, est encore bien conservée malgré les passages répétés des plongeurs qui la visitent. En prenant la direction de la poupe, on s'aperçoit que de nombreux bossoirs sont en place. Certains sont également décorés de petites gorgones jaunes. A bâbord, d'innombrables vestiges sont étalés sur plusieurs mètres. Les cales peuvent être visitées, mais avec la plus extrême prudence, et en prenant bien soin de se munir d'une lampe. Un homard s'y cache parfois et les congres n'y sont pas rares. La partie centrale du navire est celle qui a le plus souffert, conséquence sans doute du choc avec l'Insulaire. Les chaudières en ont été expulsées et gisent de part et d'autre sur le sable. Deux grands mâts de forte section sont couchés sur tribord. Le poupe, quand à elle, est coupée du reste de l'épave et repose à -36 mètres. Elle s'est inclinée sur tribord et semble appuyée sur son imposant gouvernail. L'ensemble est abondamment concrétionné et offre de très belles perspectives aux photographes sous-marins. Deux ou trois plongées sont nécessaires pour approfondir sa connaissance du bateau. Le retour peut se faire en survolant l'épave ou en la longeant du côté bâbord en direction des Farillons.

Le hublot d'une cabine de passagers

 

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