|
Historique
Le 7 juin 1903, la mer est calme et le
paquebot part tranquillement vers la Corse avec 148 passagers et 41 hommes
d'équipage à son bord. Soudain, il se retrouve nez à nez avec l'Insulaire,
un paquebot de la même compagnie, en doublant l'île Tiboulen. A la suite
d'une stupide et grossière erreur de manoeuvre, les deux navires entrent
en collision. L'Insulaire, faisant eau, "s'enfuit" vers Marseille.... Le
Liban lui, est très sérieusement endommagé. Touché à tribord au niveau du
mât de misaine, il va couler en vingt minutes au pied des Farillons.
Malgré l'arrivée rapide des secours, le bateau entraîne vers le fond près
d'une centaine de victimes. La plupart d'entre elles, massées sur le
pont-arrière, trouveront une mort tragique, emprisonnées sous de grandes
bâches tendues pour les protéger du soleil. L'Insulaire sera longtemps
regardé de travers. |

|
|


 |
La plongée
L'épave qui "fêtera" en 2003 ses 100 ans d'immersion, est encore
bien conservée malgré les passages répétés des plongeurs qui la visitent.
En prenant la direction de la poupe, on s'aperçoit que de nombreux
bossoirs sont en place. Certains sont également décorés de petites
gorgones jaunes. A bâbord, d'innombrables vestiges sont étalés sur
plusieurs mètres. Les cales peuvent être visitées, mais avec la plus
extrême prudence, et en prenant bien soin de se munir d'une lampe. Un
homard s'y cache parfois et les congres n'y sont pas rares. La partie
centrale du navire est celle qui a le plus souffert, conséquence sans
doute du choc avec l'Insulaire. Les chaudières en ont été expulsées et
gisent de part et d'autre sur le sable. Deux grands mâts de forte section
sont couchés sur tribord. Le poupe, quand à elle, est coupée du reste de
l'épave et repose à -36 mètres. Elle s'est inclinée sur tribord et semble
appuyée sur son imposant gouvernail. L'ensemble est abondamment
concrétionné et offre de très belles perspectives aux photographes
sous-marins. Deux ou trois plongées sont nécessaires pour approfondir sa
connaissance du bateau. Le retour peut se faire en survolant l'épave ou en
la longeant du côté bâbord en direction des Farillons.
 |