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Historique
Construit en Irlande en 1866 par les chantiers
Renfrew, de Belfast, il s’appelait alors Correo de Cette, n’avait qu’une
hélice et appartenait à l’armement Sala qui, comme son nom l’indique,
l’utilisait sur sa ligne française. En 1894, il est vendu à la compagnie
Castaldi de Marseille. Beaucoup de bâtiments de cette compagnie ont des
noms qui reprennent son initiale, et le Michel C a pour voisins Anaïs C ou
Louis C. En 1897, il passe chez Rimbaud et, enfin, en 1899, chez Busk. Il
a trente-trois ans et on le remet à neuf. A cette occasion, on double les
machines et les arbres d’hélices. En 1900, la compagnie possède neuf
navires et assurent diverses lignes entre Menton et Port-Vendres. Le 10
mars 1896, le Michel C s’était échoué à Faraman, chargé de vin, alors
qu’il allait de Sète à Marseille. Ayant jeté à la mer une partie de sa
cargaison, il put se dégager. Dans la nuit du 26 au 27 novembre 1900, le
Michel C, allant vers Cannes, emprunte la passe des îles d’Hyères par
temps brumeux. Il y a douze hommes à bord, de la bière et de la farine. Un
autre caboteur de la même compagnie, l’Amphion effectue le même voyage,
mais en sens inverse. Vers deux à trois heures du matin, peut-être aveuglé
par le phare, peut-être perdu dans la brume, l’Amphion aborde le Michel C
par bâbord, noyant un mécanicien. Le Michel C coule en moins d’une minute
et demie. Les onze rescapés ont le temps de passer sur l’Amphion, qui
rejoint Toulon avec une voie d’eau. |


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La plongée
Le Michel C s’est casé, tant bien que mal, sur
le sommet d’une remontée rocheuse, penché sur bâbord, paroi tribord
affaissée sur les cales, contre un rebord rocheux. Ce relief n’a pas
arrangé l’épave qui s’est disloquée, mais reste cependant reconnaissable.
L’avant, au plus profond, a conservé son treuil et sa grue de Capon sur un
gaillard encore entier, mais où le pont a disparu. La partie centrale a
beaucoup souffert, les machines ont bien résisté. De longues barres de fer
longitudinales semblent appartenir, plutôt au chargement. La poupe a
glissé vers bâbord en bloc, et les barrots radiaux ne supportent plus de
pont. Moins déplacés, un arbre d’hélice, sa chaise et l’hélice où il ne
reste plus qu’une pale, semblent suspendus en pleine eau. L’autre arbre
est moins visible. Le Miche C est l’une des rares épaves, sinon la seule,
où vivent encore des mérous. Le sol est rocheux, très accidenté, avec des
plages de sable et des mattes de posidonies. Quelques tombants magnifiques
entourent le site qui mérite, pour cela, plusieurs plongées. |