LE P 38
 




 

Fiche technique

Type d’épave : chasseur-bombardier
Nationalité : américaine
Année de construction : inconnue

Date du naufrage : 27 janvier 1944
Cause du naufrage : encore inconnue
Localisation : à l'embouchure de la baie des Lecques, dans l'axe de la Madrague

Profondeur : 38 m

 

Historique
Le P-38, doté de 2 moteurs Alison V 1710, atteignait une vitesse maximale de 660 km/h. Il était armé de 4 mitrailleuses de 12,7 mm et d'un canon de 20 mm. Le pilote qui disparut tragiquement dans l'accident était le lieutenant Harry R. Greenup. Ces informations furent donnés par la plaque d'identification du tableau de bord de l'appareil. L'association des anciens pilotes de P-38, aux Etats-Unis, communiqua aussi de nombreux renseignements. Pour la petite histoire, l'épave est surnommée "l'avion de Marcel"; Marcel Camilleri, inventeur de l'épave, patron du "Lecques Aquanaut Center". Les anciens racontaient qu'un avion avait été abattu dans la baie. Puis, les pêcheurs remontèrent dans leur chalut des morceaux du P-38 : un train d'atterrissage, des pièces métalliques. Pendant une dizaine d'années, des recherches furent entreprises par Marcel, qui cherchait l'avion d'Antoine de St-Exupéry ! Un  jour, tout à fait pas hasard, les plongeurs furent intrigués par une concentration de poissons inhabituelle sur le sable. En cherchant aux alentours, ils découvrirent des tôles enchevêtrées dans un filet. De retour au QG, les plongeurs se répartirent les tâches : il fallait confirmer la position de l'épave, relever les amers, prendre les coordonnées GPS. L'avion fut déclaré aux affaires maritimes en novembre 1996. Le filet fut retiré et l'avion désensablé à la suceuse. Lorsqu'on parvint à entrer dans le cockpit, la radio et la plaque d'identification de l'avion furent récupérés. La présence des mitrailleuses témoignait du fait que l'avion n'appartenait pas à St-Exupéry.
 





 



 

La plongée
Cette épave est relativement protégée du vent d'Est. La visibilité y avoisine les 20 mètres. A partir de 20 mètres de profondeur, on commence à distinguer la masse sombre de l'avion. L'avion est posé complètement à l'envers, à -38 mètres, sur le sable. Vu la petite taille de l'appareil, vous aurez une jolie vue d'ensemble. Le moteur gauche est fixé au fuselage. Celui de droite a été arraché lors du crash. Il est isolé sur le sable, difficilement accessible. Les volets sont à moitié refermés. On distingue clairement les trains d'atterrissage que le pilote n'a pas eu le temps de sortir, les 4 mitrailleuses de 12,7 mm et le canon de 20 mm, couvert d'éponges encroûtantes orangées, qui apparaît hors de la carlingue éventrée. En se tenant face à l'appareil, on profite d'un joli point de vue sur le moteur le mieux conservé, avec ses trois pales d'hélices arrêtées le 27 janvier 1944. Nombreux rougets et mostelles, parfois même un poisson-lune. L'épave regorge de vie : spirographes et éponges, la carlingue abrite 6 ou 7 langoustes, 2 congres ont élu domicile, l'un sous les ailes, l'autre dans le fuselage. Sans oublier le homard de l'empennage.

 

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