|
Historique
Il y a une trentaine d'années, ce petit caboteur cimentier de 45 mètres de
long s'est rapproché d'un peu trop près des récifs de Porto-Vecchio, et
talonnant sur la roche de la Pecorella, a sombré tout doucement après
s'être désechoué. D'après J.-P. Joncheray, archéologue devant l'Eternel,
il pourrait s'appeler "Pinella", "Ali Reis" ou "Rita". Pour l'anecdote,
l'épave servit de décor naturel pour une émission du jeu "l'inspecteur
mène l'enquête", au milieu des années 70. |

|
|
 |
La plongée
On distingue l'épave en effet de la surface, au milieu d'une prairie de
posidonies, posée bien à plat sur le sable. La poupe repose par -12
mètres, alors que la proue remonte sur une roche, jusqu'à -6 mètres.
L'hélice du bateau n'est malheureusement plus en place. Après un remontée
le long de la poupe, on peut se promener sans risque le long des
coursives, avant de pénétrer dans le porte arrière. Le plancher a
complètement disparu et l'on accède facilement à la salle des machines
pour observer le moteur diesel. Puis on traverse le pont. La grande cale
centrale est remplie de sacs de ciment. Sur l'avant, il est facile
d'entrer dans la timonerie, et de visiter les cales en passant par un
petite écoutille. L'étrave qui pointe vers la surface comporte encore son
guindeau et quelques éléments du bastingage. On distingue très nettement,
sur bâbord, la déchirure qui a entraîné le naufrage. La Pecorella s'avère
idéale pour une première expérience de plongée sur épave. Elle ne saurait
être boudée non plus par les adeptes de la randonnée en PMT, qui auront le
loisir de l'admirer à partir de la surface. Les prairies de posidonies qui
environnent la Pecorella attirent d'immenses bancs de saupes. Un banc de
corbs a élu domicile dans la déchirure de l'avant, et quelques congres et
gros chapons habitent les cales. De nombreuse éponges tapissent
l'intérieur de l'épave. |