|
Historique
Construit artisanalement à Sète en 1853 par l’atelier Reynaud et Cie, le
Prophète mesurait 41,5 mètres de long pour 7,4 mètres de large et jaugeait
199 tonneaux. Il disposait d’une voilure auxiliaire. Le petit bâtiment
était utilisé sur les lignes maritimes reliant l'Algérie à la côte
provençale. Le 25 mars 1860, le Prophète s'abrite dans la rade d'Agay près
de Saint-Raphaël. On peut penser à des difficultés dues au mauvais temps.
Quelques jours plus tard, vers le 30, il fait naufrage près du cap Lardier,
à la suite d'une voie d'eau. La cargaison de blé est perdue. Rappelons que
le Prophète représente la plus vieille épave connue à ce jour, de navire
vapeur et à hélice de la côte provençale. Si le Panama de 1843 (à roues et
"décortiqué" avant sabordage) et la Ville de Grasse de 1848 (à roues) sont
les seuls témoins d'une marine disparue, lui demeure l'ancêtre des
vapeurs...il faudrait peut-être songer à le protéger, ce vieux fossile. |
 |
|
 |
La plongée
Le site n’est protégé d’aucun vent. Le Prophète a sombré sur un fond de
sable entouré de posidonie par 34 mètres de fond. La forme du bateau est
difficilement identifiable car la coque et le pont se sont ouverts à plat
sur le sable. Cette épave est surnommée « les Chaudières » par certains.
En effet celles-ci représentent la seule partie intéressante et
relativement bien conservée du Prophète. Elles se trouvent au centre de
l’épave. On peut y voir également un énorme volant de forme ronde. Juste
après la machinerie, en direction de la poupe, une énorme bobine repose
sur le sable. Cette pièce est à l'origine du surnom de « Câblier »
attribué par d’autres. Le reste est constitué de belles pièces réparties
sur la proue et la poupe :
proue : les ancres à jas et le treuil.
poupe : le gouvernail et l’hélice à pales triangulaire.
Il n’y a aucune superstructures. Comme pour le Ville de Grasse, si l’on
n’est pas passionné par la machinerie navale, le Prophète ne révèle que
peu d’intérêt.
|