LE RAMON MEUMBRU
 




 

Fiche technique

Type d’épave : cargo
Nationalité : espagnole
Année de construction : 1873

Longueur : 80 mètres

Largeur : 11 mètres
Jauge : 1 153 tonneaux
Date du naufrage : juin 1921
Cause du naufrage : explosion
Localisation : en rade de Cavalaire, à la sortie du port

Profondeur minimale : 20 m
Profondeur maximale : 22 m
 

Historique
Construit en 1873 par les chantiers Gilbert et Cooper (Hull), le navire fût baptisé Elguezabal, Ballesreros n°2, puis Derwent et enfin Ramon Meumbru.  Il avait une particularité exceptionnelle pour l’époque : il était doté de 5 cloisons étanches. Les causes et la date exacte du naufrage sont incertaines. Il aurait sombré début juin 1921 suite à une explosion. Il allait de Galveston à Gênes, avec trente-sept hommes d'équipage. Il n'y eut pas de victimes et l'équipage fut ramené à Marseille par le vapeur espagnol Cabo Vilano. Plus tard, on dépeça le grand cargo.
 

Par 20 à 22 mètres de profondeur

L'équipage espagnol a laissé la place libre aux crustacés

La plongée
L’épave est située juste à la sortie du port de Cavalaire où la circulation en pleine saison est intense. Un mouillage est conseillé avec descente et remontée le long de celui-ci, plutôt qu’une récupération au parachute en pleine eau. Posé sur son flanc tribord le Ramon gît sur un fond vaseux de sable par 22 mètres de fond. La visibilité est médiocre, il y a beaucoup de sédiment tant sur l’épave que sur les algues qui l’entourent, ce qui lui donne un aspect terne et triste. « Tas de tôles » serait le terme approprié pour le désigner. Seul le flanc bâbord a conservé sa coque. L’épave a été démembrée par des scaphandriers et aujourd’hui il est très difficile de reconnaître quelque chose. Superstructures, machines, et hélice ont disparu. Sur ce qui fut le pont, ce n’est plus que ferrailles et tôles enchevêtrées. Des ouvertures existent sur bâbord, mais celles-ci sont très étroites et ne permettent pas d’y pénétrer aisément. Elles nécessitent un décapelage, et au vu de la couche de sédiment présente sur le site, il est fortement déconseille de s’y aventurer. Pratiquement inexistante. On peut croiser une petite langouste, quelques crevettes, un congre ainsi que des sars, mais la visite ne laisse pas pantois devant la profusion des espèces. La faune quant à elle est composée d’algues vertes qui malheureusement sont couvertes de sédiments.
 

 

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