LE SAGONA
 dit LE GREC
 





 


Fiche technique

Type d’épave : cargo
Longueur : 53,30 mètres
Largeur : 8,60 mètres
Année de construction : 1912
Jauge : 808 tonneaux
Date du naufrage : 3 décembre 1945
Cause du naufrage : mine
Localisation : 1'600 m à l'est du petit Sarranier ou à 2'300 m à l'est de l'île de Porquerolles

Profondeur minimale : 46 m
Profondeur maximale : 48 m

 

Historique
Le Sagona est construit en 1912 à Dundee. Il passe entre les mains de plusieurs compagnies, jusqu'à porter le pavillon panaméen avec la compagnie Zarati. Le 3 décembre 1945, chargé de vin, il navigue un peu trop près de la terre et s'engage dans la zone dangereuse de la Grande Passe, où il heurte une mine oubliée sur bâbord avant. Il coule d'emblée, brisé en deux tronçons qui s'espaceront d'environ 60 m. Il y aura deux morts dont un marin porté disparu. On le surnomme "Le Grec" parce que l'équipage était grec au moment du naufrage.
 


Brisé en deux tronçons, le "Grec" coule un jour de mistral

 

Le plongeur donne l'échelle de l'énorme hélice

Les coursives 

 La partie arrière de l'épave

Le treuil     Le reste de la dunette

La plongée
L'épave est exposée aux vents et l'on s'y rend plutôt le matin de très bonne heure. Le courant se révèle particulièrement violent. Dès l'arrivée sur le fond à -46 mètres, on peut admirer le safran, haut de 2,5 m avant de longer plutôt le franc tribord. La coque est superbe, tapissée de gorgones bleues, de concrétions et d'éponges jaunes en forme de candélabre. Vers l'avant sur tribord, gisent des débris autour desquels tournent de gros bancs de sars. La partie manquante de l'épave, la proue, se trouve du côté bâbord. Long de 15 m, ce morceau n'a d'intérêt que son treuil. En revanche, vous trouvez des gorgones sur les flancs, des milliers d'anthias et des bancs de sars. On peut entrer dans le trou béant de la partie avant; après un petit parcours de 3 m sous plafond, ressortez sur le côté, par une ouverture béante, dans les coursives. Elles sont obstruées par de splendides gorgones bien charnues. Le point de vue est magnifique, avec une impression de surnaturel. Il est possible de descendre dans les cales, jonchées de petites tôles, et d'en ressortir pour observer des gros treuils. Plus haut, on peut jeter un oeil dans le trou d'accès à la salle des machines, et observer plus loin le cratère laissé par la disparition de la cheminée. Les deux bossoirs sont toujours à poste. Il est alors temps d'entamer la remontée.

Le Sagona sauta sur une mine larguée par un sous-marin allemand

 

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