LE SAUMUR
 


Un canon

 

 

Fiche technique

Type d’épave : cargo

Nationalité : écossaise
Longueur : 108 mètres
Année de construction : 1920
Jauge : 2 955 tonneaux
Date du naufrage : 8 novembre 1942
Cause du naufrage : torpillage
Localisation : au large du Cap Béar
 

Profondeur minimale : 33 m
Profondeur maximale : 45 m
 

 


Historique
Le Saumur fait partie de la trilogie des épaves de cargos torpillés par les Anglais au large du cap Béar, comme l'Astrée et le Saint Lucien. Construit en 1920 en Ecosse, il mesure 108 mètres de long et jauge 2 955 tonneaux. L'occupation allemande bouleverse sa destinée : il est saisi à Marseille le 8 novembre 1942 par l'ennemi, qui l'arme de canons et mitrailleuses, et le rebaptise du nom surprenant de "Valentino" ! Ce trait de charme italien lui vaudra toute l'affection d'une torpille d'un sous-marin britannique, qui l'enverra par le fond en 1944. Ciao bello !
 


Un canon

 



Un canon






La proue

Un des canons du Saumur


 

La plongée
Peu fréquenté, le Saumur prend aux tripes par l'ambiance fantomatique qu'il dégage, et les vestiges de présence humaine qu'il renferme encore. Bien conservé, il appelle sourdement le visiteur à des incursions profondes. Méfiance...ee fond sablo-vaseux, engendre souvent des eaux troubles, et le courant est relativement important dans les parages. La tôle déchiquetée, les lambeaux de chalut et les enchevêtrements de câbles appellent aux plus grandes mesures de prudence. Seuls les plongeurs confirmés profiteront en toute sérénité de la visite de ce cargo. L'épave repose sur sa quille, légèrement inclinée, et la poupe est séparée du reste du navire. La descente à la palme est rude dans les premiers mètres en raison d'un courant souvent fort. L'arrière, qui porte l'impact de la torpille, est couché sur tribord dans un enchevêtrement de tôles. Plus bas, l'hélice, le gouvernail et les deux mitrailleuses du gaillard d'arrière dont l'une est à demi ensouillée dans la vase. Quelques mètres plus haut, sur le pont, une hélice de secours et les mâts de charge, endommagés par les traits de chalut. Puis un rapide coup d'oeil sur les cales, très profondes et obscures...Interdisez-vous d'y entrer, même si elles sont pleines de poissons. Toujours en progressant vers l'avant, on accède aux superstructures par deux escaliers. Les bossoirs apparaissent dans une nuage d'anthias, puis le château, qui culmine à -33 mètres. Par un énorme trou béant qui n'est autre que l'embase de la cheminée, les plongeurs confirmés peuvent s'aventurer dans les entrailles du navire où les attend la machine. L'enchevêtrement des tuyaux et les tôles déchiquetées interdisent d'aller plus loin. Par une ouverture dans la paroi, on quitte la salle des machines pour s'engager sans risque dans les coursives et jeter un oeil dans les cabines où baignoires et lavabos sont encore là, tout comme le fourneau de la cuisine, habité par un congre. Sur l'avant, deux gigantesques écoutilles, dont l'une est avachie sur le pont. Le treuil, monstrueux, signale, l'arrivée sur le gaillard d'avant, garni de deux tourelles de mitrailleuses. Après des années d'immersion, l'une d'elle tourne encore sur son axe ! Les ancres sont à poste, figées dans les écubiers.

 

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