LE SPAHIS
 



La proue
 

Fiche technique

Type d’épave : vapeur de fer
Nationalité : française
Année de construction : 1864

Longueur : 53 mètres

Largeur : 7,45 mètres
Jauge : 526 tonneaux
Date du naufrage : 9 octobre 1887
Cause du naufrage : collision
Localisation : au pied de l'îlot de la Fourmigue, à moins de quatre kilomètres du port de Bormes-les-Mimosas

Profondeur minimale : 18 m
Profondeur maximale : 25 m

 

Historique
Lancé en 1864 à la Seyne-sur-Mer, le Spahi est un vapeur en fer de 53 mètres de long sur 7,45 mètres de large, qui jauge 526 tonneaux. Il est propulsé par une machine à deux cylindres de 125 CV. Le 9 octobre 1887, avec 20 hommes d’équipage et 80 passagers, le Spahi aveuglé par l’orage, dans une nuit noire, se jette sur la Fourmigue. L’avant s’enfonce aussitôt et seule la poupe émerge. Quelques passages sont noyés à l’intérieur du bateau alors que d’autres périssent en essayant d’atteindre l’îlot. Le lendemain seulement, plusieurs barques de pêche arrivent du Lavandou et évacuent les survivants. Hélas, le naufrage aura fait une vingtaine de victimes, pour la plupart corses ou italiens.


La proue

 



Le cabestant

La chaudière
 

La plongée
Le Spahi repose au pied de l’îlot de la Fourmigue, à moins de quatre kilomètres du port de Bormes-les-Mimosas. La plongée est possible par petit mistral. Mieux vaut y renoncer par vent d’Est. Attention également au courant occasionnel. Le mouillage se fait autour de l’îlot en veillant à ce que l’ancre ne ripe pas sur la pente de sable. L’immersion s’effectue juste au pied de l’îlot en se dirigeant vers l’Ouest. Les premiers vestiges du vapeur sont rapidement découverts dans 12 mètres d’eau. Ce sont les chaudières, abondamment concrétionnées. En poursuivant la descente, on peut distinguer quelques amas de charbon et de briques expulsés du navire. Entre 18 et 20 mètres, de gros débris apparaissent. Il s’agit de la poupe, littéralement disloquée. Des amas de tôles et de ferrailles s’enchevêtrent entre les blocs de rochers, donnant une vision apocalyptique du site. Avec un peu de chance, on pourra observer dans les parages des petits mérous. Ils ont élu domicile dans les blocs alentours mais sont tout de même un poil farouches. Un peu plus bas, sur un fond de 25 mètres, la proue gît sur le sable. C’est, avec les chaudières, la seule partie du navire qui soit, reconnaissable. Elle est couchée sur bâbord, encore en forme, les chaumards et les barrots bien en place, de même que les bossoirs. Un imposant cabestan trône dans la partie centrale. On peut pénétrer dans ce qu’il reste du vapeur sans grand danger, mais en évitant toutefois quelques tôles coupantes. Ces deux parties de l’épave offrent de très bons sujets de composition aux photographes sous-marins. En remontant vers le sud-est de la Fourmigue, quelques débris appartenant à un autre bateau pourront attirer l’attention des plongeurs. Plus au nord de l’îlot, des morceaux de vaisselle provenant de l’épave d’une tartane gisent éparpillés dans l’herbier de posidonies. Décidément, la Fourmigue a fait bien des victimes.
 

La flore fixée n’est pas très importante. La faune est variable : congre, murène, langouste et mérous peuvent être au rendez-vous selon les saisons. L’été notamment, du fait de l’affluence des plongeurs et pécheurs, elle se fait rare et discrète. Il est préférable d’y plonger au printemps ou en automne, on aura ainsi plus de chance de voir des petits mérous et des langoustes. Néanmoins on y trouve communément des poulpes, serrans, crénilabres, girelles, rascasses, sars… Il n’est pas nécessaire d’avoir un phare ou une lampe. La flore quant à elle est représentée par les spirographes (26-28 m), sabelles, plumulaires, anémones et autres éponges. Il n’y a malheureusement pas de gorgones. L'herbier de posidonie recouvre les alentours du site.

A l'intérieur de l'épave

 

EPAVES MEDITERRANEE

EPAVES VAR