LE STUKA
 




 

Fiche technique

Type d’épave : biplace de bombardement en piqué
Nationalité : peut-être italienne
Année de construction : 1939-1945
Envergure : 13,80 m
Longueur : 10,80 m
Date du naufrage : inconnue
Cause du naufrage : inconnue
Localisation : au Nord de la tourelle de la Moutte, à environ six cents mètres au large du cap de Saint-Tropez

Profondeur minimale : 51 m
Profondeur maximale : 55 m

Historique
Le JU 87 fut le célèbre Stuka qui sema la terreur au début de la guerre. Le bruit de son moteur emballé et celui d'une sirène placée sous une aile le rendait psychologiquement effrayant. Aucune archive ne mentionne la présence de Stuka en Provence. Cependant quelques témoignages locaux permettent d'établir l'existence de quelques JU 87 sur les différents aérodromes méridionaux, peut-être pas en unités constituées, mais du moins comme appareil d'entraînement ou de servitude. Il peut également être italien, car toute les aviations des forces de l'Axe en ont été équipées. Dernière probabilité, ce Stuka faisait partie des grandes formations de bombardiers en piqué qui taillèrent en pièces les colonnes blindées britanniques en Lybie et Tunisie, formations qui ont transité par le midi de la France après leur retraite d'Afrique du Nord en mai 1943. Plusieurs observations peuvent faire avancer les recherches concernant cet appareil : il n'était pas armé, sa casserole d'hélice était couverte d'un appareil d'entraînement plus très jeune. Rien ne permet d'envisager les circonstances du naufrage. Des témoignages font état d'un appareil italien abattu au début de la guerre et dont un homme d'équipage fut recueilli à l'hôpital de Saint-Tropez. Une check-list écrite en allemand gothique sur une paroi d'aluminium infirme cette hypothèse.
 






 


Reconstitution "semi-photographique" de la chute
 

La plongée
Le plus agréable, à condition de ne pas se perdre, est de descendre le long du relief rocheux aux terrasses successives, garnies d'une faune abondante, puis de traverser la dernière plage de sable bordée par une petite dénivellation rocheuse sur laquelle se trouve l'avion, ailes horizontales, à l'envers , le nez plus haut que la carlingue. L'hélice, en bois, a été rongée par les organismes marins. La casserole s'est détachée et écrasée. Les volets d'aération se sont éparpillés sur la roche, autour du moteur dénudé. Toute la partie inférieure de la carlingue, qui se retrouve sur l'espace renversée, est occupée par un dispositif de largage de torpilles, vide. De même, sous les ailes, il n'y a aucune bombe. Ces ailes, intactes, présentent le V caractéristique des Stukas. Les trains d'atterrissage sont réduits à des axes dénudés. L'accès à la cabine de pilotage est délicat, mais pas impossible, en passant sous les ailes. La cassure de l'arrière ne permet guère de pénétrer dans l'habitacle, car des tôles tordues n'en facilitent pas l'exploration. Couché à cheval sur une petite dénivellation, le Stuka surplombe le fond de vase qui démarre à soixante mètres et descend rapidement.

 

EPAVES MEDITERRANEE

EPAVES VAR