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Historique
Le JU 87 fut le célèbre Stuka qui sema la terreur au début de la guerre.
Le bruit de son moteur emballé et celui d'une sirène placée sous une aile
le rendait psychologiquement effrayant. Aucune archive ne mentionne la
présence de Stuka en Provence. Cependant quelques témoignages locaux
permettent d'établir l'existence de quelques JU 87 sur les différents
aérodromes méridionaux, peut-être pas en unités constituées, mais du moins
comme appareil d'entraînement ou de servitude. Il peut également être
italien, car toute les aviations des forces de l'Axe en ont été équipées.
Dernière probabilité, ce Stuka faisait partie des grandes formations de
bombardiers en piqué qui taillèrent en pièces les colonnes blindées
britanniques en Lybie et Tunisie, formations qui ont transité par le midi
de la France après leur retraite d'Afrique du Nord en mai 1943. Plusieurs
observations peuvent faire avancer les recherches concernant cet appareil
: il n'était pas armé, sa casserole d'hélice était couverte d'un appareil
d'entraînement plus très jeune. Rien ne permet d'envisager les
circonstances du naufrage. Des témoignages font état d'un appareil italien
abattu au début de la guerre et dont un homme d'équipage fut recueilli à
l'hôpital de Saint-Tropez. Une check-list écrite en allemand gothique sur
une paroi d'aluminium infirme cette hypothèse.
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La plongée
Le plus agréable, à condition de ne pas se perdre, est de descendre le
long du relief rocheux aux terrasses successives, garnies d'une faune
abondante, puis de traverser la dernière plage de sable bordée par une
petite dénivellation rocheuse sur laquelle se trouve l'avion, ailes
horizontales, à l'envers , le nez plus haut que la carlingue. L'hélice, en
bois, a été rongée par les organismes marins. La casserole s'est détachée
et écrasée. Les volets d'aération se sont éparpillés sur la roche, autour
du moteur dénudé. Toute la partie inférieure de la carlingue, qui se
retrouve sur l'espace renversée, est occupée par un dispositif de largage
de torpilles, vide. De même, sous les ailes, il n'y a aucune bombe. Ces
ailes, intactes, présentent le V caractéristique des Stukas. Les trains
d'atterrissage sont réduits à des axes dénudés. L'accès à la cabine de
pilotage est délicat, mais pas impossible, en passant sous les ailes. La
cassure de l'arrière ne permet guère de pénétrer dans l'habitacle, car des
tôles tordues n'en facilitent pas l'exploration. Couché à cheval sur une
petite dénivellation, le Stuka surplombe le fond de vase qui démarre à
soixante mètres et descend rapidement. |