LE TELL
dit LE CIMENTIER
dit LES CANONS DE FOURAS

 


 



Fiche technique

Type d’épave : cargo
Nationalité : française
Année de construction : 1879
Longueur : 76,60 m

Largeur : 10,40 m
Jauge : 1 264 tonneaux
Date du naufrage : 25 octobre 1913
Cause du naufrage : échoué
Localisation : au cap Camarat, à une soixantaine de mètres au Nord-Ouest, de la roche Fouras
 

Profondeur minimale : 5 m
Profondeur maximale : 12 m
 

 

Historique
Lancé le 11 mars 1879 aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne, le Tell fut utilisé par la Compagnie de Navigation Mixte sur ses lignes Algérie-Golfe du Lion-Provence. En trente-quatre ans de service, il eut pas mal d'avatars qu'il serait trop long de narrer ici. En résumant, il échoua à Djidjelli à l'âge de dix ans, s'échoua à l'embouchure du Rhône à l'âge de quatorze ans, aborda un navire espagnol, le Cabos Penas, à l'âge de vingt ans, s'échoua à Marseille à l'âge de vingt et un ans, puis se fit oublier jusqu'en 1913. Le 25 octobre 1913, par fort vent d'est, alors qu'il va de Nice à Marseille avec des fûts vides et des sacs de ciment, il s'échoue au cap Camarat. Les trente-huit hommes d'équipage sont sauvés grâce aux embarcations du bord. Malgré l'intervention du Marseillais 28, du Mustapha, du Walkyrien, son renflouement s'avère impossible, et il est abandonné. Bientôt seul, un mât sort encore de l'eau.
 

La partie avant est plaquée contre le sable

La plongée
La première fois, on a du mal à se retrouver dans ces grands panneaux de ferrailles écrasés par la mer, Par la suite, la configuration du site apparaît : un grand rocher allongé au milieu et le navire cassé en deux sur ce rocher. Sa partie avant, la moins importante, vers la roche Fouras, présente des flancs de navire en grandes surfaces préservées mais aplaties sur le sol et, bien reconnaissable, l'étrave sous forme de moignon relevé. Sa partie arrière et centrale, vers Camarat, présente une chaudière très bien conservée, un fragment de machine et une vraie coque encore en forme vers la poupe avec barrots de pont, bastingages, reste de barre à roue, arbre d'hélice et même une hélice, invraisemblablement coincé sous le pont, après avoir traversé la coque. Partout, des sacs de ciment, certains ouverts, d'autres encore entiers, recouvrant parfois les ferrailles.

 

EPAVES MEDITERRANEE

EPAVES VAR