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Historique
Le Grumman F4F-4 Wildcat était un avion de chasse. Cet
appareil était construit aux Etats-Unis, mais, dans les années précédant
la Seconde Guerre mondiale, il fut également produit en Grande-Bretagne ;
la Royal Navy en possédait 1'213 exemplaires, appelés Martlet. Ces avions
étaient propulsés par un moteur Pratt et Whitney de 1'200 CV; ils avaient
une vitesse maximale de 512 km/h, un plafond opérationnel d’environ 11'000
mètres et une autonomie de plus de 1'200 km. Leur armement se composait de
six mitrailleuses et de deux bombes de 45 kg. On possède peu d’information
sur l’histoire de cette épave : l’avion portait les cocardes anglaises et
l’on peut y voir encore l’inscription « Royal Navy ». Spécialiste en
épaves, Jean-Pierre Joncheray a conclu que ce Wildcat est l’un des 220
appareils cédés à la France par la Grande-Bretagne, à la fin de la guerre.
Il est probable que celui-ci était embarqué par le porte-avions Hermès,
qui naviguait souvent en Méditerranée occidentale, et qu’il a été jeté à
la mer après avoir subi de tels dommages qu’il ne pouvait plus être
réparé. Cette méthode pour se débarrasser des avions inutilisables était
très courante à l’époque. Toutefois, le train d’atterrissage rentré va à
l’encontre de cette hypothèse et laisse penser que l’avion s’est abîmé en
mer suite à une panne. On manque cependant d’éléments permettant d’appuyer
l’une ou l’autre thèse.
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La plongée
L’épave du Wildcat est situé face à la Fourmigue du
Lavandou, dans son est-sud-est, à environ 53 mètres de profondeur. Son
envergure est de 11,58 mètres et sa longueur de 8,76 mètres. L’avion
repose à l’envers sur un fond de sable. Dans cette zone, à environ 3,5
milles du Lavandou, l’eau est habituellement claire; aussi la plongée
s’effectue-t-elle dans le bleu et la silhouette de l’épave est visible dès
30 mètres. Le Wildcat est particulièrement spectaculaire, dans la mesure
où il est pratiquement intact. Seul l’avant est très endommagé, tandis que
le cockpit est resté ouvert. Toujours en étant attentif à ne pas soulever
le sable, on peut éclairer la zone située sous les ailes : on pourra y
observer des congres et des chapons, deux espèces de poissons qui aiment
élire domicile dans les épaves. Sur la queue, on peut admirer quelques
spirographes de grande taille dont la couleur contraste agréablement avec
le bleu uniforme de la pleine eau. Encastré sous les empennages
horizontaux, voici le moteur, arraché de son berceau à la suite de quelque
brutale traction subie par l’épave; l’hélice est encore en place, mais ses
pales sont tordues.
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